Entreprise de tissage de tapis de l'organisation caritative qui gère le sanctuaire de l'imam Reza à Mashhad, en Iran. D'abord modeste structure tissant surtout pour le sanctuaire, elle s'est muée, à partir de 1983 environ, en un producteur à grande échelle de tapis de Mashhad, connu pour des teintures spéciales qui donnent des rouges et des bleus profonds. Les tapis portant sa signature étaient souvent destinés à des sanctuaires ou commandés comme cadeaux.
Atelier de Mashhad fondé par Khalil Khadivi, qui a débuté comme dessinateur et tisserand dans l'atelier Amoghli, plus ancien, et est devenu contremaître avant de lancer sa propre signature. Il privilégiait la qualité à la quantité : ses tapis sont d'une finesse exceptionnelle, denses et rares, et à son apogée l'atelier comptait environ 35 métiers et plusieurs dizaines d'ouvriers, à Mashhad et dans les villes voisines. La famille perpétue aujourd'hui la signature.
Atelier de tissage de Mashhad (Mashad), dans le nord-est de l'Iran, fondé vers le milieu du XXe siècle par Abbas Gholi Saber et réputé pour ses grands tapis haut de gamme, généralement d'environ 12 mètres carrés (à peu près 129 pieds carrés, soit 10 × 13 pieds) et plus, réalisés sur une soixantaine de métiers à son apogée. Certaines pièces reposent sur une fondation en soie, très rare parmi les tapis de Mashhad, habituellement en laine sur coton. Après la mort du fondateur, son contremaître de toujours aurait maintenu la même qualité mais cessé d'ajouter la signature Saber : les tapis signés forment donc un groupe restreint, prisé des collectionneurs.
Ancien atelier de Mashhad (Mashad) dont les tapis, qui ne se tissent plus, sont difficiles à trouver et passent pour des pièces de collection. Les exemplaires typiques ont un fond crème orné de délicats dessins floraux sur des branches très fines, une composition all-over avec un médaillon central à peine défini, et des couleurs douces et atténuées comme la pêche, le bleu et la crème. La laine est décrite comme douce et riche en lanoline, issue de jeunes moutons, ce qui donne aux couleurs un aspect plus brillant. Le tissage aurait cessé au plus tard au milieu des années 1980, la génération suivante ne souhaitant pas le poursuivre.
Motif en forme de goutte à pointe supérieure recourbée, omniprésent depuis des siècles dans les tissages persans et cachemiriens. Le mot persan se glose par « fleur ou plante en bourgeon », et le motif figure la croissance et la régénération ; on y voit aussi un cyprès qui plie sous le vent mais rompt rarement, une flamme, une graine, une pomme de pin ou une amande stylisée. Lorsque les manufactures écossaises se mirent à imiter les châles du Cachemire au XIXe siècle, le boteh devint connu en Occident sous le nom de « paisley », d'après la ville de Paisley. Dans les tapis, il se répète le plus souvent sur tout le champ, notamment dans les pièces de Tabriz, de Sarouk, de Kerman, de Mashhad et de Malayer.
Tapis de Kashmar, ville du nord-est de l'Iran près de Mashhad, dont les tisserands apportent les pièces terminées au marché de Mashhad. Moins célèbres que ceux de Tabriz, de Mashhad ou de Kashan, ils sont souvent sous-estimés au regard de leur qualité. Une bonne laine et des teintures végétales donnent des tons de terre doux et discrets : crème tirant sur le brun, bleu clair et foncé, orange, brun et un rose caractéristique. Les dessins typiques sont un médaillon avec écoinçons et bordure, parfois avec des vases à la place des fleurs, et des dessins de jardin en panneaux, chacun montrant une scène, comme un lac et des arbres, un arbre de vie ou des cerfs dans une forêt. À ne pas confondre avec le Cachemire.
Qualité de laine fine et douce, prélevée sur le cou et la couche intérieure de la toison de jeunes moutons, souvent lors de la première tonte. Grasse, riche en lanoline naturelle, elle est douce et résiliente au toucher et donne aux couleurs un éclat supplémentaire. Elle sert pour le velours de nombreux tapis de ville fins d'Ispahan, de Kerman, de Qom, de Tabriz et de Mashhad, et les anciens Sarouk au velours tondu ras l'emploient aussi. On rencontre également les graphies « cork » et « kurk ».
Tapis de ville persans de Mashhad, deuxième plus grande ville d'Iran, dans le nord-est, où le tissage est apparu à la fin du Moyen Âge. Ils sont réputés pour leur forte densité de nœuds et leurs dessins floraux complexes, en compositions à médaillon, à médaillon et écoinçons ou couvrant tout le champ, en rouge vin ou bordeaux, bleu profond, vert et crème. Le velours est en laine sur une fondation en coton, et plus haut que dans la plupart des tapis de ville ; une fondation en soie est rare, et les pièces plus récentes en laine et soie ajoutent de la soie au velours. Les tapis de l'atelier Saber, aujourd'hui fermé, sont devenus des pièces de collection, tandis qu'Astan Qods Razavi reste un nom bien connu.
Dessin persan classique fondé sur un losange répété sur tout le champ, contenant une petite fleur ou des feuilles et flanqué de feuilles recourbées. Le nom vient de Hérat, la ville d'Afghanistan d'où le dessin serait originaire ; on l'appelle aussi dessin au poisson, parce qu'il évoque un poisson, et mahi signifie « poisson » en persan. Il apparaît en dessin all-over ou avec un médaillon central, parfois en fine bordure, et il est courant dans les tapis de Tabriz, de Sarouk, de Mashhad, de Bidjar, de Hamadan et de Zanjan, ainsi que dans ceux de Kerman et de Kashan.
Tapis de l'est de l'Iran que le commerce vend sous le nom de Moud Mashad, en les classant avec les tapis de Mashhad. Ils portent généralement un dessin herati en beige, bleu, rouille et rouge et sont le plus souvent signés par leur auteur. La fondation est en coton ; les pièces anciennes ont un velours entièrement en laine, tandis que les plus récentes emploient un velours en laine et soie.
Tapis tribaux réalisés par des tisseurs kurdes autour de Quchan, au nord de Mashhad, dans le nord-est de l'Iran, région frontalière où les souverains safavides installèrent des tribus kurdes pour aider à garder la frontière. Une fondation en laine ou en poil de chèvre porte un velours de laine d'environ 186 000 nœuds par mètre carré (environ 120 par pouce carré), ce qui est élevé pour un tissage tribal. Des dessins géométriques à médaillon ou couvrant tout le champ, sur un fond rouge, bleu ou ivoire intense, rappellent les tapis caucasiens et, plus encore, les tapis anatoliens, car les ancêtres des tisseurs venaient d'Anatolie. Des métiers compacts limitent les formats à des tailles petites à moyennes, rarement plus larges que 1,8 m (6 pieds) ni plus longs que 4 m (13 pieds).
Tapis tribaux tissés par le peuple baluchi, établi le long de la frontière entre le nord-est de l'Iran et l'Afghanistan, qui vend sa production au bazar de Mashhad. Les dessins mêlent des influences turques, persanes et caucasiennes, au plus près du tissage turkmène : guls répétés, boteh, arbres de vie et dessins de prière, le plus souvent sur des champs bleu marine foncé, rouges ou bruns avec des rehauts ivoire et violet foncé, même si les pièces plus récentes sont plus claires. Le velours, peu épais, est en laine, généralement sur une fondation en laine. Les tisserands migrants ne pouvant installer de grands métiers, les tapis sont petits : généralement 1,2 × 1,8 m (4 × 6 pieds), 1,5 × 2,1 m (5 × 7 pieds) ou moins, auxquels s'ajoutent de courts tapis de couloir.
Tapis persan fabriqué en ville, souvent dans un atelier, l'une des trois familles (de ville, de village, tribaux) entre lesquelles on répartit couramment les tapis persans. Les tisserands suivent généralement un plan dessiné par un concepteur, encadrés par des tisserands expérimentés ou des maîtres tisserands, et un atelier peut acheter la laine en gros et la teindre en une seule fois ; les exigences y sont donc plus strictes que dans le tissage de village et tribal, qui repose sur la mémoire. Les tapis de ville atteignent en général les plus fortes densités de nœuds et la plus grande variété de formats, de couleurs et de dessins, le plus souvent floraux (Tabriz, Kashan, Ispahan, Kerman, Nain, Mashhad, Sarouk). L'origine en atelier est généralement un signe de meilleure qualité, mais tous les tapis d'atelier ne sont pas signés.
Tapis dont le velours associe la soie et la laine, le plus souvent en majorité de la laine, avec du fil de soie noué dans certains détails choisis, comme les motifs floraux, pour ajouter de l'éclat et rendre le dessin plus net. La soie permet un nouage plus fin : les densités vont d'environ 6 200 à 10 850 nœuds pour 10 × 10 cm (environ 400 à 700 nœuds par pouce carré, ou KPSI) sur une fondation en coton, et de 7 750 à 15 500 (environ 500 à 1 000 KPSI) sur une fondation en soie. La laine garde au velours son épaisseur et sa durabilité, et le prix reste inférieur à celui d'un tapis en pure soie. Tabriz, Nain, Mashhad, Bidjar, Ispahan et Qom tissent tous ces tapis, et le velours y est généralement tondu ras pour faire ressortir le détail.
Tapis tissés par des tribus et des villageois kurdes en Iran. À l'ouest, les tapis de Bidjar viennent de la province du Kurdistan et sont denses et à double trame, tandis que les Senneh proviennent des villages de tissage kurdes autour de Sanandaj. Dans le nord-est, au nord de Mashhad, des tribus kurdes installées par les Safavides au XVIe siècle pour garder la frontière tissent les Quchan, dont les dessins rappellent leurs terres d'origine anatoliennes. Les tisseurs kurdes sont réputés pour manier les couleurs fortes sans dissonance, et les tapis tribaux kurdes de la grande région de Hamadan sont en général à trame simple.
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