Variations naturelles de couleur dans les tapis faits main, dues à des différences de laine, de teintures ou de techniques de tissage. Elles sont souvent considérées comme une caractéristique recherchée et un signe d'authenticité des tapis artisanaux.
Fibre synthétique employée dans la fabrication des tapis et moquettes, appréciée pour son aspect proche de la laine, sa douceur et sa résistance aux taches, à la décoloration et aux moisissures.
Tapis décoratif à tissage plat originaire de France, caractérisé par des motifs floraux, des médaillons et des éléments architecturaux en teintes pastel. Les Aubusson traditionnels étaient des tapisseries tissées main destinées à la noblesse française.
Type de moquette fabriquée à la machine à surface de velours coupé, connue pour ses motifs complexes et sa durabilité. Elle doit son nom à la ville anglaise d'Axminster, où elle fut d'abord produite.
Fil extrudé en un seul filament sans fin, puis texturé, par opposition au fil de fibres courtes filé à partir de brins courts. La distinction répond à la question que se pose tout nouveau propriétaire de moquette : les constructions en fibres courtes perdent des fibres pendant des semaines après la pose, alors que les moquettes BCF n'en perdent quasiment pas, car il n'y a pas d'extrémités courtes susceptibles de se détacher. La plupart des moquettes synthétiques modernes sont en BCF.
Style de moquette caractérisé par des boucles de même hauteur, souvent mouchetées de couleur. Le terme désignait à l'origine les tapis artisanaux d'Afrique du Nord, mais il renvoie aujourd'hui le plus souvent aux moquettes bouclées à l'aspect moucheté caractéristique.
Tapis persans de la ville kurde de Bidjar, dans le nord-ouest de l'Iran, connus comme les « tapis de fer de Perse » pour leur durabilité exceptionnelle et la densité de leur tissage. Ils présentent des motifs floraux et géométriques complexes, avec une trame si serrée qu'elle les rend extraordinairement robustes et durables.
Motif en forme de goutte à pointe supérieure recourbée, omniprésent depuis des siècles dans les tissages persans et cachemiriens. Lorsque les manufactures écossaises se mirent à imiter les châles du Cachemire au XIXe siècle, le boteh devint connu en Occident sous le nom de « paisley », d'après la ville de Paisley où l'on tissait ces châles. Les interprétations de son origine vont d'un cyprès courbé par le vent à une flamme, une graine ou une amande stylisée — dans les tapis, il apparaît souvent en rangées régulières sur tout le champ.
Construction où le fil forme des boucles qui restent non coupées à la surface. Elle existe en boucle nivelée (toutes de même hauteur) ou en boucle multiniveau (hauteurs variables créant des motifs ou de la texture). Généralement plus durable et moins sujette à l'écrasement que le velours coupé.
Type de tapis fait main traditionnellement d'Asie centrale (en particulier du Turkménistan), caractérisé par des motifs géométriques répétés, souvent octogonaux ou en losange (les guls), sur fond rouge ou bordeaux.
Nombre de fils simples retordus ensemble pour former le fil du tapis. Les fils à deux ou trois bouts sont plus solides et plus durables que les fils à un seul bout.
L'imposant râtelier de cônes de fil qui alimente une machine à touffeter — il en porte souvent bien plus d'un millier à la fois, un par aiguille sur toute la largeur de la machine. Les changements de motif et de couleur commencent ici : réenfiler un cantre peut prendre un poste entier, et c'est pourquoi la moquette à la machine est économique pour de longues séries d'un même dessin et coûteuse pour de courtes séries personnalisées.
Mesure reconnue mondialement de produits plus sûrs et plus durables, conçus pour l'économie circulaire. Pour les tapis, elle évalue la santé des matériaux, la circularité du produit, la protection de l'air pur et du climat, la gestion de l'eau et des sols, ainsi que l'équité sociale.
Technique structurelle par laquelle un fil de chaîne sur deux est tiré vers un second niveau, plus profond, à l'intérieur du tapis, de sorte que les nœuds se compactent sur deux plans au lieu d'un. C'est l'ingénierie cachée de bon nombre de tapis très finement noués : elle double presque la densité de nœuds atteignable et produit un corps rigide et lourd. Passer les doigts sur l'envers d'un tapis et sentir les nœuds nervurés et décalés est un test classique de connaisseur pour la détecter.
Système normalisé qui indique la durabilité d'une moquette et son adéquation à différents niveaux de passage. En Europe, elle s'exprime au moyen des classes d'usage de la norme EN 1307 ; on parle aussi d'usage résidentiel ou commercial léger, moyen, intensif ou très intensif.
Programme de certification du Carpet and Rug Institute qui identifie les moquettes, adhésifs et sous-couches à très faibles émissions de COV (composés organiques volatils), pour une meilleure qualité de l'air intérieur.
Sections carrées de moquette (le plus souvent 50 × 50 cm en Europe) qui se posent individuellement et se remplacent une à une selon les besoins. Très prisées dans les espaces commerciaux pour leur souplesse, leur facilité de pose et le moindre gaspillage lors du remplacement.
Rapport transparent et objectif qui communique la performance et l'impact environnementaux d'un tapis tout au long de son cycle de vie. Les DEP reposent sur des normes internationales et sur la méthodologie de l'analyse du cycle de vie.
Technique de découpe de précision employée dans la fabrication des tapis où les vibrations ultrasonores génèrent de la chaleur pour couper et sceller simultanément les fibres synthétiques. Cela empêche l'effilochage et crée des bords nets et précis pour des motifs complexes ou des formes sur mesure.
Mesure du degré de compacité des fibres au sein du velours. Une densité plus élevée indique en général une meilleure durabilité et de meilleures performances. Dans le système américain, elle se calcule en multipliant le poids du velours par 36 et en divisant par la hauteur du velours.
Mesure de qualité des tapis noués main : en Europe, elle s'exprime le plus souvent en nœuds par mètre carré et, sur le marché anglo-saxon, en nœuds par pouce carré (KPSI). Plus la densité est élevée, plus le détail est fin et, en règle générale, plus la qualité est grande.
Motifs et textures de tapis inspirés de la nature, conçus pour introduire des éléments du monde naturel dans les espaces intérieurs. Ils participent du mouvement plus large du design biophilique, qui vise à renforcer le lien des occupants avec leur environnement naturel.
Rare dessin persan classique de spectaculaires feuilles recourbées en forme de sabre serpentant parmi palmettes et rinceaux, associé aux tapis « à technique du vase » de Kerman des XVIe et XVIIe siècles. Il détient le record mondial aux enchères pour un tapis, tous types confondus : le tapis à feuille de faucille de la collection Clark a été adjugé chez Sotheby's en 2013 pour 33,8 millions de dollars, plus du triple du précédent record, plaçant fermement les tapis sur le territoire des chefs-d'œuvre de l'art.
Dimensions courantes des tapis. En Europe, des formats comme 120 × 170 cm, 160 × 230 cm ou 200 × 290 cm sont répandus, tandis qu'aux États-Unis on emploie des mesures en pieds. Un bon choix de taille garantit que le tapis s'intègre à la pièce, les meubles reposant entièrement dessus ou entièrement en dehors selon le parti pris décoratif.
Méthode de pose où la thibaude est collée au support, puis la moquette collée à la thibaude. Elle apporte une stabilité supplémentaire et s'emploie souvent dans les zones commerciales à fort passage.
Tailles traditionnelles de tapis persans fondées sur le zar, ancienne unité de mesure d'environ 104 cm dérivée du bras. Un dozar (« deux zar ») mesure environ 2 × 1,3 m, tandis qu'un zaronim (« un zar et demi ») fait à peu près 1,5 × 1 m. De tels termes révèlent à quel point l'art du tapis est tissé dans la vie quotidienne : les tailles se sont normalisées autour des pièces, des portes et des corps des siècles avant le système métrique.
Système de certification international qui garantit que les textiles, tapis compris, ont été testés pour rechercher les substances nocives et sont sûrs pour l'usage humain.
Aplatissement des fibres du tapis dans les zones à fort passage ou sous des meubles lourds, donnant un aspect usé. On le limite en choisissant des tapis de plus forte densité, avec une bonne thibaude et un entretien régulier comprenant aspiration et nettoyage professionnel.
L'action capillaire par laquelle un liquide absorbé en profondeur dans le support remonte le long du velours à mesure que le tapis sèche — la raison pour laquelle une tache « éliminée » peut réapparaître le lendemain d'un nettoyage. Les professionnels combattent l'effet de mèche en extrayant soigneusement l'humidité et en séchant rapidement, ou en posant sur la zone des linges absorbants lestés pendant la nuit. Si une tache revient sans cesse, le coupable est le résidu sous le velours, non la fibre.
La « jupe » : bande de décor supplémentaire à l'une ou aux deux extrémités d'un tapis turkmène, à l'extérieur de la bordure principale, souvent tissée dans une technique ou un motif délibérément différents du reste de la pièce. Les elems remplissaient des rôles pratiques sur les sacs de tente et les harnais d'animaux, et pour les collectionneurs ils constituent une empreinte digitale : le style d'un elem aide à attribuer une pièce à une tribu précise, comme les Tekke, les Salor ou les Yomut.
Méthode de pose où l'adhésif est appliqué directement sur le support et la moquette posée par-dessus. Fréquente dans les espaces commerciaux et pour les dalles de moquette, elle assure une pose stable sans thibaude.
Tapis tissé par les tribus turkmènes pour être suspendu au-dessus de l'entrée d'une yourte plutôt que posé au sol. Son dessin caractéristique divise le champ en quatre quadrants (la composition dite hatchli ou en croix), traditionnellement lu comme un symbole protecteur veillant sur le seuil. Conçus pour une porte, les ensis authentiques présentent une taille remarquablement constante — à peu près celle d'une porte.
Tapis traditionnels tissés par la tribu esari du Turkménistan, caractérisés par leur fond rouge profond et leurs motifs de guls (médaillons) géométriques. Ils présentent généralement un gul principal en forme de « patte d'éléphant » accompagné de motifs secondaires disposés en rangées régulières, et sont réputés pour la finesse de leur tissage et leur riche symbolique culturelle.
Système européen de classification de la réaction au feu des produits de construction, y compris les revêtements de sol. Il va de la classe A (incombustible) à F (facilement inflammable), avec des classifications supplémentaires pour le dégagement de fumée (s) et les gouttelettes enflammées (d).
Dans la fabrication des moquettes, caractéristiques exceptionnelles ou uniques qui distinguent un produit des autres, comme des technologies antitache brevetées ou des mélanges de fibres exclusifs.
Tapis et moquettes à faibles niveaux de composés organiques volatils (COV), qui contribuent à une meilleure qualité de l'air intérieur et à une réduction des émissions chimiques.
Tapis persans anciens de la plaine de Ferahan (ou Feraghan), dans le centre de l'Iran, connus pour leurs motifs herati couvrant tout le champ et leurs palettes de couleurs sobres. Ces pièces du XIXe siècle présentent généralement un treillis de losanges parsemé de petits motifs floraux, souvent en bleu marine, rouge brique et ivoire. Très appréciées pour la finesse de leur tissage, l'équilibre de leurs compositions et leur élégante retenue.
Fibre naturelle extraite de la bourre de la noix de coco, employée pour fabriquer des paillassons et tapis d'entrée très résistants, dotés d'un excellent pouvoir grattant.
Tapis grec traditionnel fait main, caractérisé par son long velours hirsute en pure laine. Les authentiques Flokati sont tissés en Grèce, puis lavés dans les eaux froides des monts Pinde, ce qui fait gonfler la laine et donne leur texture pelucheuse caractéristique. À l'origine utilisés par les bergers pour se réchauffer, ils sont aujourd'hui des pièces décoratives prisées pour leur douceur luxueuse et leur couleur crème naturelle.
Type de moquette à velours coupé aux fibres très torsadées qui s'enroulent dans différentes directions, créant un aspect texturé et décontracté, doté d'une excellente durabilité et d'une grande capacité à dissimuler les traces de pas.
Tapis persan fait main caractérisé par un velours épais, des motifs simples et des couleurs vives. Traditionnellement tissé par les tribus nomades pour leur propre usage.
Bande de tissu cousue le long du bord d'un tapis ou d'une moquette pour empêcher l'effilochage et donner une finition nette. Fréquente sur les tapis et les chemins d'escalier.
Type de tapis persan du district de Heriz, dans le nord-ouest de l'Iran, plus précisément du village de Gorevan. Ces tapis présentent des motifs géométriques affirmés, avec de grands médaillons centraux et des écoinçons dans des rouges intenses, des bleus et de l'ivoire. Comparés aux Heriz standard, les Gorevan ont généralement un tissage plus grossier, des dessins plus anguleux et un caractère rustique marqué qui les rend populaires dans les intérieurs classiques et de transition.
Motif de médaillon octogonal ou polygonal fréquent dans les tapis tribaux turkmènes. Ces médaillons caractéristiques font office d'emblèmes tribaux : chaque tribu turkmène (Tekke, Salor, Ersari, etc.) possède son dessin de gul propre. Le mot signifie « fleur » ou « rose » en persan, bien que les motifs soient nettement géométriques et stylisés plutôt que floraux.
Mot turc désignant le tapis. C'est aussi le nom d'une prestigieuse revue internationale consacrée aux tapis anciens, aux textiles et à l'art islamique.
Tapis de la province de Hamadan, dans le nord-ouest de l'Iran, l'une des plus anciennes régions de tissage au monde. Ces tapis de village et tribaux présentent des motifs géométriques, des couleurs affirmées et se font généralement en petits formats. Ils sont connus pour leur durabilité et leur caractéristique construction à trame unique.
Technique de teinture employée dans la fabrication des tapis où les fils sont teints par nouage avant le tissage, créant des motifs flous ou « plumés ».
Phénomène par lequel certaines zones du tapis paraissent plus claires ou plus foncées que les zones voisines parce que la lumière se reflète différemment sur des fibres ayant changé de direction. Ce n'est pas un défaut de fabrication, mais une caractéristique physique des tapis à velours coupé. On parle aussi de « marque d'eau » ou de pooling.
Somptueux tapis persans de la ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, considérés parmi les plus fins du monde. Ils sont connus pour leurs motifs floraux complexes, leur haute densité de nœuds (souvent supérieure à 500 nœuds par pouce carré, soit environ 775 000 par mètre carré), leurs rehauts de soie et leur facture exceptionnelle. Le dessin traditionnel d'Ispahan présente un médaillon central avec des écoinçons et des bordures très élaborés.
Tapis artisanaux de Jaipur, en Inde, connus pour leurs couleurs vives et leurs motifs complexes. Les Jaipuri traditionnels présentent des motifs floraux et géométriques caractéristiques et intègrent parfois des techniques d'impression au tampon de bois. Ils associent souvent une base de coton à un velours de laine et doivent leur réputation à un savoir-faire transmis de génération en génération parmi les artisans du Rajasthan.
Textile traditionnel à tissage plat d'Iran et de la région du Caucase, proche du kilim mais tissé généralement en bandes étroites que l'on coud ensuite ensemble. Les jajims présentent des rayures colorées et de simples motifs géométriques, souvent en bleus, rouges et jaunes vifs. Historiquement utilisés comme revêtements de sol, couvre-lits ou tissus d'emballage par les tribus nomades, ils sont aujourd'hui appréciés comme textiles décoratifs et tentures murales.
Dans les moquettes fabriquées à la machine, distance entre les aiguilles de la machine à touffeter. Plus la jauge est faible, plus il y a d'aiguilles par pouce et plus la moquette est dense.
Fibre naturelle employée dans le support des tapis et parfois comme matière du velours. Réputée pour sa résistance, mais sensible aux dommages liés à l'humidité.
Tapis persans fins de la ville de Kashan, dans le centre de l'Iran, réputés pour leur laine de grande qualité, leur tissage précis et leurs classiques motifs à médaillon. Les Kashan traditionnels associent un médaillon central, des motifs floraux complexes et de riches palettes dominées par les rouges, les bleus et les ivoires.
Tapis géométriques et affirmés traditionnellement tissés par les tribus caucasiennes de la région de Kazak (aujourd'hui répartie entre l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie). Ils se distinguent par leurs couleurs vives, leurs médaillons géométriques et leurs motifs tribaux. Des tapis de style kazak sont aujourd'hui également produits dans des pays comme le Pakistan et l'Inde.
Prestigieux tapis persans de la province de Kerman, dans le sud-est de l'Iran, appréciés pour la variété de leurs dessins, la finesse de leur tissage et leur durabilité. Ils présentent souvent des motifs floraux complexes, des scènes figuratives ou la caractéristique technique « au vase ». Leur palette comprend généralement des bleus doux, des rouges et des tons ivoire.
Tapis à tissage plat, sans velours, traditionnel de Turquie, d'Iran, d'Afghanistan et des Balkans. Connu pour ses motifs géométriques, il se crée en entrelaçant des fils de trame colorés avec les fils de chaîne.
Symboles de certification apposés sur les tapis indiquant qu'ils satisfont à des normes précises du secteur en matière de qualité, de durabilité ou d'impact environnemental.
La qualité de laine filée main la plus fine, tondue sur le cou et les épaules d'un agneau lors de sa première tonte. Longue, élastique et exceptionnellement riche en lanoline, la laine kork prend la teinture avec une profondeur remarquable et confère aux tapis d'ateliers comme ceux de Kashan un toucher soyeux inimitable. La présence de laine kork est l'un des signes discrets qui distinguent un tapis de ville fin d'un tapis ordinaire.
La cire naturelle qui enrobe les fibres de laine, sécrétée par le mouton pour imperméabiliser sa toison. Dans un tapis de laine, la lanoline résiduelle agit comme un antitache intégré : les liquides renversés perlent quelques instants à la surface au lieu de pénétrer, l'une des raisons pour lesquelles les tapis de laine pardonnent des accidents qui marqueraient définitivement la plupart des synthétiques. Les nettoyages chimiques agressifs et répétés éliminent la lanoline, d'où la recommandation d'un lavage doux pour la laine.
Sac-coffre rectangulaire tissé — les bagages des nomades — utilisé par les tribus de Perse et du Caucase pour ranger et transporter la literie lors des migrations. Tissés à plat en kilim, en soumak ou en techniques mixtes, puis assemblés, les panneaux de mafrash arborent certains des dessins tribaux les plus audacieux, et bon nombre d'exemplaires anciens ont été ouverts et reconvertis en saisissants tapis à tissage plat ou en coussins.
Technique de tissage ou de piquage qui crée un aspect matelassé ou rembourré dans les étoffes, parfois employée dans les tapis décoratifs et l'ameublement.
Élément central du dessin de nombreux tapis orientaux et persans ; il s'agit généralement d'un motif symétrique qui ancre l'ensemble de la composition.
Diverses techniques de nettoyage, dont l'extraction à l'eau chaude (nettoyage vapeur), le nettoyage à sec par poudre absorbante, la méthode bonnet et l'encapsulation. Chacune a ses applications propres selon le type de tapis, le degré de salissure et le temps de séchage disponible.
Diverses techniques pour colorer les fils de tapis : la teinture en cuve (immersion dans des bains de teinture), la teinture en continu (application après le touffetage), la teinture à l'espace (plusieurs couleurs sur un même fil) et la teinture dans la masse (couleur ajoutée au polymère liquide avant l'extrusion). Chaque méthode offre des avantages propres en matière de solidité des couleurs, de possibilités de motifs et d'impact environnemental.
Le cadre ou dispositif qui maintient les fils de chaîne (verticaux) sous tension afin que les fils de trame (horizontaux) puissent y être entrelacés. Les tapis noués et tissés main se font sur de simples métiers manuels — métiers verticaux de village ou métiers horizontaux de sol transportés par les tisseurs nomades — où chaque nœud est noué à la main et où le métier lui-même ne tisse rien. Les métiers mécaniques comme les Wilton, Axminster et jacquard en sont les descendants industriels, employés pour la moquette tissée à la machine.
Motif répété couvrant tout le champ : des fleurs rondes reliées par un treillis de losanges de rinceaux, généralement avec les corolles en blanc ou en jaune sur fond bleu foncé ou rouge. Très prisé dans les tissages kurdes, baluchis et du nord-ouest de la Perse, le dessin se lit de loin comme un champ d'étoiles. Son nom est populairement rattaché à un mécène légendaire, Mina Khan.
Catégorie de tapis à hauteur de velours très faible ou inexistante, comprenant les tissages plats et certaines moquettes commerciales à profil bas. Ces revêtements offrent durabilité, entretien facile et avantages d'accessibilité, tout en assurant absorption acoustique et confort sous le pied. Prisés dans les espaces commerciaux à fort passage, les établissements de santé et les intérieurs résidentiels modernes où l'on recherche un profil minimal.
Moquette fabriquée en grandes largeurs (généralement 3,66 ou 4,57 m) sur un métier large. Désigne la moquette posée mur à mur, par opposition aux dalles de moquette ou aux tapis.
Produits de moquette d'extérieur spécialement conçus pour l'aménagement paysager économe en eau (xéropaysagisme). Ces moquettes sont généralement faites de matériaux synthétiques résistants à la sécheresse qui exigent un entretien et un arrosage minimes, tout en offrant une alternative esthétique au gazon naturel dans les environnements arides.
Le type le plus courant de moquette fabriquée à la machine : les touffes de fil sont insérées dans un support à l'aide de machines à touffeter à grande vitesse.
Dessin persan classique : un losange central orné d'une fleur en son milieu, entouré de feuilles recourbées. Il se répète souvent sur tout le champ de nombreux tapis persans, en particulier ceux de Tabriz, Kerman et Kashan. Le nom « mahi » (qui signifie « poisson ») vient de la forme des feuilles, semblable à celle d'un poisson.
Tapis persans raffinés de la ville de Nain, dans le centre de l'Iran, célèbres pour leur tissage extrêmement fin, leurs motifs délicats et leur palette claire. Ils présentent généralement un médaillon central orné de motifs floraux complexes sur fond ivoire ou bleu clair. Ils comportent souvent des rehauts de soie et peuvent atteindre 700 nœuds par pouce carré (plus d'un million par mètre carré) dans les plus beaux exemplaires.
Méthodes de nettoyage des tapis respectueuses de l'environnement, qui emploient des produits non toxiques et biodégradables et une consommation d'eau réduite. Elles minimisent les résidus chimiques, réduisent la pollution de l'air intérieur et l'impact environnemental tout en nettoyant efficacement les tapis. Elles incluent les nettoyants d'origine végétale, le nettoyage vapeur à usage minimal de produits chimiques ou le nettoyage par encapsulation, qui réduit le gaspillage d'eau.
Nombre de tours par unité de longueur du fil de la moquette. Un niveau de torsion plus élevé indique en général une meilleure durabilité et un meilleur maintien de l'aspect dans les moquettes à velours coupé.
L'un des deux principaux types de nœuds des tapis noués main : le fil entoure deux fils de chaîne contigus, puis est ramené entre eux. Ce nœud symétrique produit un tapis plus solide et plus durable, mais permet moins de nœuds par unité de surface que le nœud persan, asymétrique. Il tient son nom de la ville de Ghiordes (l'actuelle Gördes) en Turquie et s'emploie couramment dans les tapis turcs, caucasiens et certains tapis persans.
Technique de nouage où le fil entoure quatre fils de chaîne au lieu des deux habituels (nœud turc) ou d'un et demi (nœud persan). Ce raccourci permet de tisser plus vite, mais réduit la densité de nœuds et peut amoindrir la durabilité. Le nouage jufti s'emploie parfois en production commerciale pour accélérer le tissage tout en conservant l'apparence d'un tapis densément noué.
L'un des deux principaux types de nœuds des tapis orientaux noués main (l'autre étant le nœud turc ou de Ghiordes). Le nœud persan est asymétrique : le fil entoure un fil de chaîne, puis passe derrière le fil de chaîne contigu. Cette technique permet des dessins curvilignes plus complexes et de plus fortes densités de nœuds, ce qui la fait préférer pour les motifs floraux détaillés des tapis persans.
L'un des deux principaux types de nœuds des tapis orientaux noués main (l'autre étant le nœud persan ou de Senneh). Le nœud turc est symétrique : le fil entoure deux fils de chaîne contigus et est tiré entre eux. Cette technique crée un nœud plus solide et plus durable, mais permet généralement moins de nœuds par pouce carré que le nœud persan, ce qui la rend mieux adaptée aux dessins géométriques.
Technique de tissage où chaque nœud est noué à la main autour des fils de chaîne, donnant des tapis durables et de grande qualité. C'est la technique propre aux tapis persans, orientaux et turcs.
Fibre synthétique très employée dans la fabrication des moquettes, appréciée pour sa durabilité, sa résilience et sa résistance aux taches lorsqu'elle reçoit le traitement adéquat.
Le plus ancien tapis à velours noué connu au monde, tissé vers le Ve siècle av. J.-C. et découvert en 1949 dans la tombe gelée d'un noble scythe, dans les monts Altaï de Sibérie. Conservé quelque 2 500 ans dans une lentille de glace, il présente une technique de nouage symétrique sophistiquée et une densité d'environ 36 nœuds par centimètre carré — preuve que le tissage de tapis était déjà un art abouti dans l'Antiquité. Il est exposé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Technique de touffetage des moquettes fabriquées à la machine où les touffes sont insérées selon un motif radial plutôt qu'en rangées droites, produisant des dessins d'aspect plus naturel.
Poids du fil de velours d'une moquette : en Europe, il se mesure en grammes par mètre carré et, aux États-Unis, en onces par yard carré. Un poids plus élevé indique en général une moquette plus dense et plus durable.
Fibre synthétique de tapis pouvant être fabriquée à partir de bouteilles en plastique recyclées, appréciée pour sa douceur, sa résistance aux taches et son profil écologique.
Fibre synthétique employée dans la fabrication des moquettes, appréciée pour son excellente résistance aux taches et à l'humidité, la solidité de ses couleurs et son prix abordable.
Méthode de pose des dalles de moquette où chaque dalle est tournée de 90 degrés par rapport aux dalles voisines. Cette technique aide à atténuer les joints visibles, dissimule les légères variations de couleur entre dalles et crée un effet visuel plus dynamique, surtout avec des dalles à motifs.
Bande métallique à profil en Z utilisée lors de la pose de moquette pour maintenir les bords là où ils rencontrent d'autres revêtements de sol ou au niveau des seuils de porte.
Type de tapis persan fabriqué dans la ville de Qom (Qum), en Iran. Connus pour leur haute densité de nœuds, leurs motifs complexes et l'emploi de soie ou de laine fine. Les tapis de Qom présentent souvent des motifs floraux détaillés, des médaillons ou des scènes de chasse et comptent parmi les plus fins tapis persans.
Mesure en laboratoire de la force nécessaire pour arracher une seule touffe du support d'une moquette, généralement exprimée en newtons ou en livres. C'est l'une des données les plus révélatrices d'une fiche technique : un faible ancrage est ce qui transforme un accroc en maille filée, surtout dans les moquettes bouclées, où une boucle tirée peut défaire toute une rangée. Un bon encollage au latex ou un support thermosoudé l'augmente nettement.
Aptitude d'un tapis à résister à la décoloration ou à la dégradation lors d'une exposition à la lumière ultraviolette. Importante pour les tapis dans les zones ensoleillées ou en extérieur. Les fibres teintes dans la masse offrent en général une résistance aux UV bien supérieure à celle des tapis teints de façon classique.
Techniques spécialisées pour réparer les tapis endommagés : retissage, rapiéçage, réparation des bordures, remplacement des franges et restauration des couleurs. Souvent réalisées par des spécialistes, en particulier sur les pièces de valeur ou anciennes.
Opération consistant à éliminer les plis et ondulations d'une moquette en la retendant et en la refixant sur les bandes à griffes. Nécessaire lorsque la moquette se détend avec l'âge, les variations d'humidité ou le déplacement de meubles lourds.
Type de revêtement de sol combinant plusieurs couches de matériaux différents pour une meilleure stabilité et de meilleures performances. Dans le domaine de la moquette, il peut désigner des dalles dotées de systèmes de support techniques conçus pour des caractéristiques de performance précises.
Prestigieux tapis persans du village de Sarouk, dans la région d'Arak (Iran), connus pour leur durabilité, leur laine de qualité et leurs dessins caractéristiques. Les Sarouk traditionnels arborent des motifs floraux avec un médaillon central sur fond rouge intense ou bleu. Les « Sarouk américains », produits pour le marché des États-Unis au début du XXe siècle, étaient souvent reteints pour obtenir le rose rougeâtre alors recherché.
Fins tapis kurdes de la ville de Senneh (l'actuelle Sanandaj), dans l'ouest de l'Iran, célèbres pour leurs délicats dessins herati et boteh et leur corps mince et serré. Ils recèlent l'une des grandes ironies du monde du tapis : bien que le nœud persan asymétrique soit appelé « nœud de Senneh », les tisseurs de Senneh travaillent en réalité avec le nœud turc symétrique — un rappel que l'on juge un tapis à sa structure, non à son étiquette.
Variété ancienne des tapis persans Heriz, du nord-ouest de l'Iran, appréciée pour ses motifs géométriques, ses dessins affirmés et sa palette terreuse. Les Serapi se distinguent des autres Heriz par leurs compositions plus aérées, leurs motifs à plus grande échelle et leur âge généralement plus avancé (le plus souvent antérieurs à 1900). Très cotés auprès des collectionneurs pour leur attrait décoratif et leur durabilité.
Technique de tissage plat qui crée une surface texturée évoquant le tressage ou la broderie. Contrairement au kilim, le soumak présente un relief obtenu en enroulant les fils de trame autour des fils de chaîne. La technique produit des tapis durables aux motifs géométriques caractéristiques et à la surface texturée, traditionnels du Caucase, d'Iran et de Turquie.
Matériau placé entre la moquette et le support pour amortir, isoler et prolonger la durée de vie de la moquette. Aussi appelé thibaude ou sous-couche de moquette.
Tapis persans anciens de la région de Sultanabad (aujourd'hui Arak), en Iran, connus pour leurs motifs à grande échelle et leurs dessins plus décontractés et moins formels que ceux des tapis de ville. Ornés de motifs floraux et de rinceaux stylisés dans une composition aérée, ces tapis furent souvent produits pour les marchés occidentaux au XIXe siècle et sont très appréciés pour leur polyvalence décorative et leur durabilité.
Matériau de la face inférieure d'un tapis ou d'une moquette qui lui apporte stabilité et structure. Le support primaire retient les fibres, tandis que le support secondaire ajoute résistance et stabilité dimensionnelle.
Composé de caoutchouc synthétique appliqué à l'envers des moquettes pour fixer les touffes et apporter une stabilité dimensionnelle. Il existe en diverses formulations, dont le SBR (caoutchouc styrène-butadiène) et le latex synthétique, offrant différents degrés de souplesse et de durabilité.
Système de support monocouche appliqué au tapis, généralement en latex ou en matériaux synthétiques. Contrairement aux tapis traditionnels dotés d'un support primaire et d'un support secondaire, les tapis à support unitaire possèdent une couche unique, plus substantielle, qui apporte stabilité et intégrité dimensionnelle.
Finition de bord où le fil est enroulé de façon continue autour du pourtour d'un tapis, à la main ou à la machine, produisant une bordure arrondie en forme de cordelette. C'est la finition habituelle des grands côtés d'un tapis (les franges marquent généralement les extrémités de la chaîne), et sur les pièces faites main, la régularité du surjet est un indice rapide du soin apporté à la finition.
Tapis persans fins de la ville de Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, l'un des plus anciens et des plus prestigieux centres de tissage au monde. Connus pour la précision de leur tissage, leurs motifs complexes et leur facture exceptionnelle. Les Tabriz traditionnels présentent des médaillons centraux, des motifs floraux détaillés et des scènes de chasse, souvent tissés selon une caractéristique construction à double trame qui produit un tapis durable et bien à plat.
Écriture codée employée au Cachemire et en Perse pour consigner les dessins de tapis sous forme de symboles compacts indiquant le nombre de nœuds et leurs couleurs. Dans les ateliers traditionnels, un lecteur de talim psalmodie le code ligne par ligne — presque comme une chanson — tandis que plusieurs tisseurs nouent à l'unisson, ce qui permet de reproduire fidèlement un dessin d'un métier à l'autre et de génération en génération sans que les tisseurs voient jamais de dessin.
Tapis tribaux tissés par le peuple baluchi de l'est de l'Iran, du sud de l'Afghanistan et de l'ouest du Pakistan. Ils se distinguent par leurs couleurs sombres et intenses (bleus profonds, rouges et bruns), leurs motifs géométriques et l'emploi de laine et de poil de chameau. Ils comportent fréquemment des motifs de prière, des arbres de vie et des animaux stylisés.
Tapis faits main d'Anatolie (l'actuelle Turquie), reconnaissables à leurs motifs géométriques, leurs couleurs vives et leur symbolique culturelle. Ils intègrent souvent des motifs stylisés représentant la fertilité, la protection et la bonne fortune, avec des techniques remontant à des milliers d'années.
Célèbres tapis persans originaires de la région d'Ardabil, dans le nord-ouest de l'Iran. L'exemplaire le plus renommé, du XVIe siècle, est exposé au Victoria and Albert Museum de Londres. Ils se distinguent par leur facture exceptionnelle, leur motif à médaillon et leur importance historique dans l'art islamique.
Petits tapis conçus pour la prière islamique, ornés d'un mihrab (arche) indiquant la direction de La Mecque. Ils mesurent environ 90 × 150 cm et présentent des éléments architecturaux distinctifs, comme la niche ou l'arche de prière à une extrémité. Les tapis de prière de chaque région ont des dessins, des couleurs et des motifs caractéristiques qui reflètent les influences culturelles locales.
Revêtements de sol traditionnels des habitations nomades d'Asie centrale (les yourtes). Ces tapis sont généralement en laine, ornés de motifs géométriques, et remplissent des fonctions à la fois décoratives et pratiques : ils isolent du froid et délimitent les espaces de vie au sein de la structure circulaire.
Tapis tribaux produits par les peuples nomades et semi-nomades vivant dans la chaîne des monts Zagros, dans l'ouest de l'Iran. Ces tapis distinctifs présentent des motifs géométriques affirmés, des couleurs vives et des motifs tribaux qui reflètent l'héritage culturel de groupes comme les Bakhtiari, les Qashqai et les Luri. Caractérisés par leur construction robuste, leurs teintures naturelles et des dessins qui racontent la vie en montagne et les traditions tribales.
Tapis et moquettes fabriqués avec des matériaux durables, des procédés de production à faible impact environnemental et des composants recyclables. Cela inclut les tapis réalisés à partir de matériaux recyclés ou de fibres naturelles, ainsi que ceux produits avec une consommation réduite d'eau et d'énergie.
Type de tapis obtenu en comprimant et en feutrant des fibres de laine à l'aide de chaleur, d'humidité et de pression, plutôt qu'en les tissant ou en les touffetant. Le matériau obtenu est dense, durable et naturellement résistant à l'eau. Les tapis en laine feutrée modernes allient cette technique ancestrale à un design contemporain pour créer un textile unique offrant une excellente isolation thermique et acoustique.
Tapis en fibres synthétiques, comme le polypropylène, qui résistent à l'humidité, aux moisissures et à la décoloration due aux UV, adaptés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Tapis tissés par des tribus nomades du Moyen-Orient, d'Asie centrale et d'Afrique du Nord. Ils se caractérisent par des motifs géométriques affirmés, des symboles tribaux et l'usage de métiers portables. Contrairement aux tapis de ville ou d'atelier, les tapis nomades présentent souvent des asymétries, des variations de couleur et des dessins transmis de génération en génération sans modèle écrit.
Tapis faits main originaires de pays orientaux, dont la Perse (Iran), la Turquie, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde et la Chine. Connus pour leurs motifs complexes, leur haute densité de nœuds et leurs dessins traditionnels. Les tapis orientaux se classent par région d'origine, technique de tissage, éléments de dessin et matériaux ; chaque zone produit des styles distinctifs qui reflètent ses traditions culturelles et artistiques.
Tapis et moquettes fabriqués à partir de matériaux recyclés post-consommation ou post-industriels : fibres issues de bouteilles en plastique recyclées (PET), nylon récupéré de moquettes usagées ou supports recyclés.
Tapis dont le motif est créé en coupant le velours à différentes hauteurs, produisant un effet sculpté tridimensionnel. Souvent utilisé pour ajouter de l'intérêt visuel et de la texture à des tapis unis.
Technique où des tapis vintage ou anciens sont décolorés pour retirer leurs couleurs d'origine, puis reteints, généralement dans des teintes saturées comme le turquoise, le violet ou le rose vif. Le procédé donne un aspect contemporain aux tapis orientaux traditionnels tout en préservant leurs motifs et leurs textures d'origine. Très prisé dans la décoration actuelle pour introduire une touche de couleur audacieuse avec des motifs classiques.
Tapis tissés par des groupes tribaux nomades ou semi-nomades, caractérisés par des motifs géométriques affirmés, des couleurs vives et une symbolique culturelle. Contrairement aux tapis de ville formels, les tapis tribaux présentent souvent des dessins asymétriques, les variations propres aux teintures naturelles et des motifs qui racontent la vie tribale ou renferment des symboles protecteurs. Parmi les grands groupes producteurs figurent les Qashqai et les Bakhtiari d'Iran, les tribus berbères d'Afrique du Nord et diverses tribus turkmènes.
Style de tapis délibérément traité pour afficher un aspect usé et vintage. Le procédé comprend généralement des lavages chimiques, un vieillissement mécanique ou des techniques de réduction de la couleur afin de simuler la patine de l'âge et de l'usure, obtenant un air ancien allié à une durabilité contemporaine.
Traitement breveté de résistance aux taches et aux salissures appliqué aux fibres du tapis, qui crée un bouclier moléculaire autour de chaque fibre. Cette technologie repousse les liquides et empêche les taches d'adhérer au tapis, facilitant le nettoyage et prolongeant la durée de vie du tapis.
Méthode de teinture où la couleur est ajoutée à la solution liquide de fibre synthétique avant l'extrusion, ce qui donne des tapis aux couleurs très solides, extrêmement résistants à la décoloration et à l'eau de Javel.
Méthode traditionnelle de teinture du fil de tapis où les écheveaux (boucles) de fil sont immergés dans des bains de teinture avant d'être filés et tissés. Cette technique, courante dans les tapis faits main, permet les subtiles variations de couleur appelées abrash, qui donnent aux tapis traditionnels leur profondeur et leur intérêt visuel caractéristiques. Le procédé est encore employé par les artisans qui créent des fils teints sur mesure pour des tapis d'exception.
Outil de pose professionnel qui, au moyen d'un levier et de dents d'accroche, tend fermement la moquette sur toute la largeur d'une pièce. Indispensable à une pose correcte, sans plis, ondulations ni usure prématurée, il est plus efficace que le coup-de-genou sur les grandes surfaces.
Procédé de fabrication où les fibres synthétiques torsadées sont traitées à la chaleur pour fixer la torsion de façon permanente, améliorant la durabilité et le maintien de l'aspect.
La méthode moderne à l'origine de la plupart des moquettes Wilton tissées : deux moquettes sont tissées simultanément en sandwich, reliées par des fils de velours communs, puis une lame mobile tranche le sandwich en deux moquettes identiques à velours coupé. La technique double la production du métier et explique pourquoi le velours d'une Wilton face à face est toujours coupé — les boucles n'ont jamais existé en tant que boucles, mais comme ponts entre les deux moquettes.
Technique de tissage complexe employée dans la fabrication des tapis, qui permet des motifs détaillés et complexes grâce au contrôle individuel des fils de chaîne.
Type de tapis fabriqué sans velours, où les fils de chaîne et de trame sont tissés ensemble pour créer une surface plate. Le kilim, la dhurrie et le soumak en sont des exemples. Les tissages plats sont généralement réversibles, légers et plus faciles à nettoyer que les tapis à velours, ce qui les rend populaires pour les espaces décontractés et les climats chauds.
Nombre de tours par unité de longueur du fil de la moquette. Un niveau de torsion élevé offre en général une meilleure durabilité et un meilleur maintien de l'aspect, en particulier dans les moquettes à velours coupé.
Technique de touffetage spécialisée où les aiguilles forment un motif en X dans le support du tapis plutôt que des rangées droites. Cette méthode augmente la force d'ancrage des touffes et crée une construction plus stable et plus durable, résistant à la déformation du velours dans les zones à fort passage.
Application chimique sur les fibres du tapis qui réduit l'accumulation d'électricité statique, particulièrement importante dans les environnements commerciaux dotés d'équipements électroniques.
Procédé de finition appliqué à des tapis neufs pour leur donner un aspect ancien ou vintage. Il peut inclure des lavages chimiques, une exposition au soleil ou un vieillissement mécanique afin de recréer l'aspect usé et patiné d'un tapis ayant vécu.
Procédés chimiques appliqués aux tapis et moquettes pour réduire leur inflammabilité et satisfaire aux normes de sécurité incendie. Ils consistent généralement à appliquer des produits ignifugeants lors de la fabrication.
Fibre synthétique de tapis relativement récente, connue pour son exceptionnelle résistance aux taches, sa durabilité et sa douceur. Souvent commercialisée sous la marque Sorona® de DuPont.
Tapis-échantillon : une petite pièce tissée non pour le sol, mais comme référence de motif en trois dimensions, montrant des fragments de bordures, de médaillons et de motifs de champ qu'un atelier pouvait combiner en tapis de taille réelle. Véritable catalogue du tisseur sous forme de tapis, le vagireh permettait aux dessins de maîtres de circuler de village en village sans papier. Les exemplaires anciens, en particulier ceux de Bidjar, sont aujourd'hui des pièces de collection recherchées à part entière.
La surface du tapis formée de fibres dressées, en boucles ou en touffes coupées. La hauteur du velours désigne la longueur de ces fibres depuis le support.
Fibre semi-synthétique dérivée de la cellulose, employée dans les tapis pour obtenir un aspect soyeux à moindre coût. Moins durable que la laine ou les fibres synthétiques.
Type de moquette tissée sur un métier Wilton, connue pour sa construction dense et sa capacité à créer des motifs complexes. Souvent considérée comme de meilleure qualité que les moquettes touffetées.
Recours aux techniques d'impression au bloc de bois pour créer des motifs sur les tapis ou pour reporter des dessins sur les gabarits de tissage. Cette technique ancestrale consiste à graver des motifs dans des blocs de bois, à y appliquer de la teinture et à estamper le motif sur du tissu ou du papier.
Tapis persans fins de la ville de Yazd, dans le centre de l'Iran, connus pour leurs motifs à médaillon complexes et leur facture soignée. Les Yazd traditionnels présentent un médaillon central orné de motifs floraux élaborés, souvent avec des rehauts de soie sur une base de laine. La palette comprend généralement des bleus intenses, des rouges et des ivoires, avec des motifs curvilignes caractéristiques hérités de la tradition textile historique de cette ancienne cité.
Tapis tribaux tissés par les Yörük (Yürük), peuple nomade d'Anatolie et des Balkans. Ces tapis distinctifs présentent des dessins géométriques affirmés, des couleurs vives et des symboles tribaux d'une grande portée culturelle. Caractérisés par leur tissage grossier, leur construction robuste et l'emploi de teintures naturelles, les tapis yörük intègrent souvent des motifs protecteurs et des symboles de la fertilité, de la famille et de l'identité tribale.
Tapis et moquettes dont les émissions de composés organiques volatils (COV) sont extrêmement basses ou indétectables, ce qui contribue à une meilleure qualité de l'air intérieur.
Tapis persans produits à l'origine pour le marché européen à la fin du XIXe siècle par la firme Ziegler & Co. Ils se caractérisent par une réinterprétation des dessins persans traditionnels, avec des motifs plus grands et des couleurs plus douces et plus estompées, au goût occidental. Les Ziegler modernes perpétuent cette tradition avec des dessins élégants et accessibles.
Textile traditionnel iranien à tissage plat, propre aux régions de Yazd et de Meybod. Ces pièces en coton ou en laine présentent des motifs géométriques créés par une technique de tissage particulière produisant une étoffe réversible, aux dessins différents sur chaque face. Historiquement utilisés dans les mosquées et les maisons, les zilus arborent généralement des motifs bleus et blancs de portée culturelle et religieuse.
Pratique consistant à utiliser différents types ou dessins de moquette pour délimiter des zones fonctionnelles distinctes au sein d'un vaste espace. Courante dans les espaces ouverts, où les changements de moquette suggèrent la transition entre zones de travail, de détente ou de circulation sans barrière physique.