Tapis persans anciens de la plaine de Ferahan (aussi écrit Farahan ou Feraghan), dans le centre de l'Iran, connus pour leurs motifs herati couvrant tout le champ et leurs palettes de couleurs sobres. Ces tapis du XIXe siècle présentent généralement un treillis de losanges de petits motifs floraux, souvent en bleu marine, rouille et ivoire, et sont appréciés pour la finesse de leur tissage et l'équilibre mesuré de leurs compositions. Dans le commerce actuel, le nom sert aussi pour des tapis neufs d'ateliers pakistanais de type Peshawar (Chobi), tissés en laine filée à la main et teintures végétales dans des couleurs atténuées, aux dessins all-over le plus souvent d'inspiration persane, et parfois pour des Sarouk de la même région ; ces tapis ne sont pas des Ferahan anciens.
Laine originaire de Nouvelle-Zélande, classée avec les laines de Manchester et de Ghazni parmi les trois laines de haute qualité les plus connues pour les tapis persans et orientaux ; une belle laine à tapis de ce type est épaisse et grasse au toucher. Comme elle est importée et non issue de troupeaux locaux, son emploi influe sur le prix d'un tapis. On la cite pour le velours des Oushak, des Ziegler et des Peshawar tissés au Pakistan, parfois associée à la laine de Ghazni, et pour le velours épais des Kazak Azari.
Fil de laine filé à la main ou au rouet manuel plutôt qu'à la machine, à partir de toison nettoyée et cardée ; les fils filés sont ensuite retordus ensemble en brins plus épais et plus résistants avant la teinture. Il est plus fin et plus souple que le fil filé à la machine, si bien que la laine est plus douce au toucher et plus brillante, et le filage à la main passe pour préserver la lanoline naturelle de la laine. Il est courant dans les tapis Kazak et Peshawar tissés au Pakistan et dans les tapis afghans Khal Mohammadi, tous teints aussi avec des teintures naturelles.
Traitement de finition qui donne aux tapis neufs l'apparence de tapis anciens, surtout connu pour les Peshawar (Chobi) et les tapis de style Kazak tissés aujourd'hui. Le tapis fraîchement tissé, dont les couleurs sont d'abord sombres, est lavé à la pierre (les Peshawar sont en outre laissés en plein soleil) pour que les couleurs s'adoucissent et pâlissent, et le velours est tondu court ; c'est pourquoi ces tapis paraissent fins et peu épais tout en restant durables. Les tapis de style Oushak issus des mêmes ateliers reçoivent un lavage de vieillissement comparable. Les couleurs traitées pour paraître anciennes tendent à présenter un aspect délavé et une bande de couleur nette au milieu de chaque fibre, à la différence de la décoloration régulière du vieillissement naturel.
Tapis dans le style classique d'Ushak (Uşak), ville de tissage turque à la longue tradition de dessins classiques. Les tapis vendus aujourd'hui sous ce nom sont le plus souvent noués main au Pakistan, dans des ateliers créés dans les années 1970, selon le récit du métier, par des propriétaires qui avaient quitté l'Iran après un embargo. Ils reproduisent des dessins turcs et d'anciens dessins persans, surtout de douces compositions florales couvrant tout le champ ou à médaillon, avec peu de dessin géométrique, en laine de Ghazni et de Nouvelle-Zélande sur une fondation en coton. Des teintures végétales, un lavage de vieillissement, plusieurs nuances d'une même couleur et un velours court et bas donnent un aspect atténué et vieilli, tandis que les créateurs choisissent des palettes qui suivent les tendances de couleurs. Selon le dessin et la densité de nœuds, la même famille est aussi vendue sous les noms de Peshawar, Chobi, Ziegler ou Ferahan.
Tapis noués main du Pakistan, fabriqués dans la ville de Peshawar, au nord du pays, et aussi appelés Chobi. Ils copient d'anciens dessins persans et turcs, surtout des compositions florales couvrant tout le champ ou à motifs répétés (les médaillons sont rares, car les compositions couvrant tout le champ conviennent à un plus grand nombre de pièces), avec de la laine filée à la main et des teintures végétales. Les tapis sont tissés dans des tons plus sombres, puis lavés à la pierre et laissés en plein soleil, et le velours est tondu court pour laisser apparaître le motif, ce qui donne à un tapis neuf un aspect ancien. Les couleurs sont douces et discrètes, souvent à base de beige, avec des variations volontaires entre tons clairs et foncés qui imitent les tapis vieillis ; ces tapis paraissent minces au toucher mais résistent bien à l'usage. Le même style se vend aussi sous les noms d'Oushak, de Ziegler ou de Ferahan.
Tapis récemment tissé qui reproduit les dessins de tapis bien plus anciens et reçoit souvent une finition vieillie : velours tondu ras, lavage à la pierre, exposition au soleil, teintures naturelles aux nuances adoucies, bien qu'il n'ait aucun âge réel. Les Peshawar (Chobi), ainsi que les tapis de style Oushak et de style Kazak tissés au Pakistan, en sont des exemples typiques. Comme les anciens motifs ne cessent d'être recréés, le dessin seul ne permet pas de dater un tapis, et l'usure n'est pas non plus un indicateur fiable. Les experts examinent plutôt la couleur : les teintures naturelles pâlissent en douceur le long de la fibre du velours, de la pointe à la base, alors qu'une couleur traitée tend à paraître délavée, avec une bande nette. Un tapis censé être très ancien mais sans la moindre réparation peut être une copie récente.
Tapis noués main au Pakistan, souvent par des tisserands afghans, qui reproduisent des dessins persans, turcs, turkmènes et caucasiens ; les familles les plus connues sont les Kazak, les Oushak, les Peshawar (Chobi) et les Boukhara, et les tapis Khal Mohammadi de style afghan leur sont parfois rattachés. Comparés aux tapis iraniens, ils ont généralement des couleurs plus douces et plus atténuées, que les créateurs choisissent pour convenir aux intérieurs modernes, un velours bas à moyen, résultat du lavage de vieillissement et de la tonte courte, et un vaste choix de grands formats. La production de Kazak est attribuée à des tisserands afghans dans des ateliers pakistanais depuis les années 1980 et 1990, celle de style Oushak à des propriétaires d'ateliers qui ont quitté l'Iran pour le Pakistan dans les années 1970, après un embargo visant l'Iran. Comme ils ne sont pas tissés en Iran, ce ne sont pas des tapis persans.
Tapis délibérément traité après le tissage pour paraître usé et ancien. La finition comprend généralement un lavage (souvent un lavage à la pierre, parfois un traitement chimique), à l'occasion une exposition à un soleil intense, et une tonte rase du velours, qui adoucit les couleurs et laisse un velours fin et bas tout en conservant la durabilité d'un tapis neuf ; de nombreux tapis neufs de style Oushak, Kazak et Peshawar reçoivent cette finition. On distingue une couleur traitée d'un vieillissement authentique : elle paraît délavée et présente une bande de couleur nette à l'intérieur de la fibre, alors que la décoloration naturelle est douce et régulière de la pointe à la base, si bien qu'un aspect usé ne prouve pas à lui seul qu'un tapis est ancien.
Procédé de finition appliqué à des tapis neufs pour leur donner un aspect ancien, surtout connu pour les tapis pakistanais de Peshawar (chobi) et ceux de style Oushak et kazak. Le tapis fraîchement tissé, d'abord plus sombre, est lavé à la pierre dans ce que le métier appelle un « antique wash », qui adoucit les teintures, parfois accompagné d'un lavage chimique ; il peut aussi être laissé en plein soleil, et son velours est tondu ras, si bien qu'il paraît peu épais tout en restant durable. Le vieillissement naturel atténue la couleur en douceur et de façon régulière le long du velours, alors qu'un tapis traité tend à paraître délavé et présente une bande de couleur nette au milieu des fibres. Ces tapis étant faits pour avoir l'air usés, un aspect usé ne suffit pas à prouver qu'un tapis est ancien.
Type de tapis persan produit à l'origine, à la fin du XIXe siècle, pour le marché européen par la firme Ziegler & Co., avec des dessins persans traditionnels agrandis et remaniés, dans des couleurs plus douces et plus estompées, adaptées au goût occidental. Un dessin Ziegler Mahal correspond à une période de production précise, mais les anciens dessins Ziegler sont encore reproduits aujourd'hui, si bien que le dessin seul ne permet pas de dater un tapis. Le nom est aussi l'une des appellations commerciales, avec Oushak, Peshawar, Chobi et Ferahan, données aux tapis d'atelier fabriqués au Pakistan depuis les années 1970 environ dans des dessins persans et turcs traditionnels, avec un velours de laine sur une fondation en coton ; l'appellation retenue varie selon le dessin et la densité de nœuds.
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