Tapis persans de la ville kurde de Bidjar, dans le nord-ouest de l'Iran, connus comme les « tapis de fer de Perse » pour leur durabilité exceptionnelle et la densité de leur tissage. Ils présentent des motifs floraux et géométriques complexes, avec une trame si serrée qu'elle les rend extraordinairement robustes et durables.
Technique structurelle par laquelle un fil de chaîne sur deux est tiré vers un second niveau, plus profond, à l'intérieur du tapis, de sorte que les nœuds se compactent sur deux plans au lieu d'un. C'est l'ingénierie cachée de bon nombre de tapis très finement noués : elle double presque la densité de nœuds atteignable et produit un corps rigide et lourd. Passer les doigts sur l'envers d'un tapis et sentir les nœuds nervurés et décalés est un test classique de connaisseur pour la détecter.
Système normalisé qui indique la durabilité d'une moquette et son adéquation à différents niveaux de passage. En Europe, elle s'exprime au moyen des classes d'usage de la norme EN 1307 ; on parle aussi d'usage résidentiel ou commercial léger, moyen, intensif ou très intensif.
Mesure du degré de compacité des fibres au sein du velours. Une densité plus élevée indique en général une meilleure durabilité et de meilleures performances. Dans le système américain, elle se calcule en multipliant le poids du velours par 36 et en divisant par la hauteur du velours.
Mesure de qualité des tapis noués main : en Europe, elle s'exprime le plus souvent en nœuds par mètre carré et, sur le marché anglo-saxon, en nœuds par pouce carré (KPSI). Plus la densité est élevée, plus le détail est fin et, en règle générale, plus la qualité est grande.
Dimensions courantes des tapis. En Europe, des formats comme 120 × 170 cm, 160 × 230 cm ou 200 × 290 cm sont répandus, tandis qu'aux États-Unis on emploie des mesures en pieds. Un bon choix de taille garantit que le tapis s'intègre à la pièce, les meubles reposant entièrement dessus ou entièrement en dehors selon le parti pris décoratif.
Aplatissement des fibres du tapis dans les zones à fort passage ou sous des meubles lourds, donnant un aspect usé. On le limite en choisissant des tapis de plus forte densité, avec une bonne thibaude et un entretien régulier comprenant aspiration et nettoyage professionnel.
Tapis tissé par les tribus turkmènes pour être suspendu au-dessus de l'entrée d'une yourte plutôt que posé au sol. Son dessin caractéristique divise le champ en quatre quadrants (la composition dite hatchli ou en croix), traditionnellement lu comme un symbole protecteur veillant sur le seuil. Conçus pour une porte, les ensis authentiques présentent une taille remarquablement constante — à peu près celle d'une porte.
Somptueux tapis persans de la ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, considérés parmi les plus fins du monde. Ils sont connus pour leurs motifs floraux complexes, leur haute densité de nœuds (souvent supérieure à 500 nœuds par pouce carré, soit environ 775 000 par mètre carré), leurs rehauts de soie et leur facture exceptionnelle. Le dessin traditionnel d'Ispahan présente un médaillon central avec des écoinçons et des bordures très élaborés.
Fibre naturelle employée dans le support des tapis et parfois comme matière du velours. Réputée pour sa résistance, mais sensible aux dommages liés à l'humidité.
Le cadre ou dispositif qui maintient les fils de chaîne (verticaux) sous tension afin que les fils de trame (horizontaux) puissent y être entrelacés. Les tapis noués et tissés main se font sur de simples métiers manuels — métiers verticaux de village ou métiers horizontaux de sol transportés par les tisseurs nomades — où chaque nœud est noué à la main et où le métier lui-même ne tisse rien. Les métiers mécaniques comme les Wilton, Axminster et jacquard en sont les descendants industriels, employés pour la moquette tissée à la machine.
Technique de nouage où le fil entoure quatre fils de chaîne au lieu des deux habituels (nœud turc) ou d'un et demi (nœud persan). Ce raccourci permet de tisser plus vite, mais réduit la densité de nœuds et peut amoindrir la durabilité. Le nouage jufti s'emploie parfois en production commerciale pour accélérer le tissage tout en conservant l'apparence d'un tapis densément noué.
L'un des deux principaux types de nœuds des tapis orientaux noués main (l'autre étant le nœud turc ou de Ghiordes). Le nœud persan est asymétrique : le fil entoure un fil de chaîne, puis passe derrière le fil de chaîne contigu. Cette technique permet des dessins curvilignes plus complexes et de plus fortes densités de nœuds, ce qui la fait préférer pour les motifs floraux détaillés des tapis persans.
Le plus ancien tapis à velours noué connu au monde, tissé vers le Ve siècle av. J.-C. et découvert en 1949 dans la tombe gelée d'un noble scythe, dans les monts Altaï de Sibérie. Conservé quelque 2 500 ans dans une lentille de glace, il présente une technique de nouage symétrique sophistiquée et une densité d'environ 36 nœuds par centimètre carré — preuve que le tissage de tapis était déjà un art abouti dans l'Antiquité. Il est exposé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Type de tapis persan fabriqué dans la ville de Qom (Qum), en Iran. Connus pour leur haute densité de nœuds, leurs motifs complexes et l'emploi de soie ou de laine fine. Les tapis de Qom présentent souvent des motifs floraux détaillés, des médaillons ou des scènes de chasse et comptent parmi les plus fins tapis persans.
Matériau de la face inférieure d'un tapis ou d'une moquette qui lui apporte stabilité et structure. Le support primaire retient les fibres, tandis que le support secondaire ajoute résistance et stabilité dimensionnelle.
Composé de caoutchouc synthétique appliqué à l'envers des moquettes pour fixer les touffes et apporter une stabilité dimensionnelle. Il existe en diverses formulations, dont le SBR (caoutchouc styrène-butadiène) et le latex synthétique, offrant différents degrés de souplesse et de durabilité.
Système de support monocouche appliqué au tapis, généralement en latex ou en matériaux synthétiques. Contrairement aux tapis traditionnels dotés d'un support primaire et d'un support secondaire, les tapis à support unitaire possèdent une couche unique, plus substantielle, qui apporte stabilité et intégrité dimensionnelle.
Tapis faits main originaires de pays orientaux, dont la Perse (Iran), la Turquie, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde et la Chine. Connus pour leurs motifs complexes, leur haute densité de nœuds et leurs dessins traditionnels. Les tapis orientaux se classent par région d'origine, technique de tissage, éléments de dessin et matériaux ; chaque zone produit des styles distinctifs qui reflètent ses traditions culturelles et artistiques.
Tapis dont le motif est créé en coupant le velours à différentes hauteurs, produisant un effet sculpté tridimensionnel. Souvent utilisé pour ajouter de l'intérêt visuel et de la texture à des tapis unis.
Tapis-échantillon : une petite pièce tissée non pour le sol, mais comme référence de motif en trois dimensions, montrant des fragments de bordures, de médaillons et de motifs de champ qu'un atelier pouvait combiner en tapis de taille réelle. Véritable catalogue du tisseur sous forme de tapis, le vagireh permettait aux dessins de maîtres de circuler de village en village sans papier. Les exemplaires anciens, en particulier ceux de Bidjar, sont aujourd'hui des pièces de collection recherchées à part entière.
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